Oui, je sais, j'ai une année d'avance sur le sujet. La remise en question trentenaire ne devrait m'atteindre que l'année prochaine, mais pour ce genre de prise de tronche je suis une précoce, on ne se refait pas.
Une constatation, les 30 ans c'est le couperêt marquant du début des frustrations.
Comme la vague impression que désormais, les grandes lignes écrites d'une future vie ne pourront plus se typex -er.
La tendance générale est posée. les erreurs de jeunesse évitées comme la peste, le bilan d'une personnalité acquis. Comme si, tout ce que l'on était ou ce que l'on avait fait auparavant ne compte plus, l'adulte que je suis ne se mesure qu'à sa position dans le top ten à l'échelon "30".
Soit.
Deux variantes s'ouvrent alors : La nostalgie ou le regret.
Nostalgie d'une vie de folies insoucieuses et sans répercussions sur le lendemain, tellement facile à modifier.
Regret de choix (fondés ou non) qui nous ont amenés là où nous sommes : 30 ans
Il y a mille et douze façons de décevoir cet être humain, perpétuellement insatisfait que nous sommes.
Le regret d'un ami qui vous jalouse votre vie de famille posée pendant que vous lui jalousez sa vie de célibataire qui a encore tous les moyens d'écrire son histoire.
L'ami qui jalouse votre compétence de résistance double alors qu'il ne tient pas la route seul.
Celui qui jalouse un état de routine pendant que l'autre ne souhaite que du changement.
Celui qui jalouse une carrière qui lui même jalouse une vie sociale qui lui même jalouse une vie d'hermite...
Avoir 30 ans c'est une remise en question personnelle, qui semble vouée à l'échec de satisfaction.
Avoir 30 ans c'est commencer à vivre avec la frustration, aussi minime soit-elle.
(Bon ben puisqu'on y est, j'aimerai retrouver ma grosse poitrine )